Prix, volumes, partage des risques, outils de pilotage : les filières équitables reposent sur un dialogue constant entre leurs partenaires. Pour accompagner ces échanges, Bio Équitable en France publie de nouvelles recommandations sur la transparence.
Pourquoi la transparence est-elle au cœur du commerce équitable ?
L’objectif du commerce équitable est de construire des filières durables dans une logique de partenariat entre les acteurs : groupements de producteurs, transformateurs et porteurs de marque. Mais la transparence soulève une question centrale : quel niveau d’information partager sans se rendre vulnérable dans les négociations commerciales ? Comment concilier ouverture et cadre légal, notamment pour éviter toute entente anticoncurrentielle ?
C’est pour répondre à ces enjeux que Bio Équitable en France a formalisé onze recommandations opérationnelles, à destination de tous ses adhérents.
Le cadre : ce que dit déjà le référentiel
Avant d’aller plus loin, il est utile de rappeler ce qu’impose déjà le référentiel du label.
L’article 4.2 sur la contractualisation prévoit une clause de transparence des coûts : chaque acteur engagé doit être en mesure de préciser, à la demande d’un autre acteur d’une même chaîne d’approvisionnement, la décomposition de ses coûts, de manière agrégée. Ces informations ne sont pas communiquées entre opérateurs concurrents.
L’article 4.3 sur les bonnes pratiques impose une rencontre au moins une fois tous les trois ans entre les parties signataires, avec établissement d’un bilan et partage d’un compte rendu entre tous les signataires.
Les recommandations du label viennent compléter et enrichir ce socle obligatoire.
Les 11 recommandations de Bio Equitable en France